L'incertitude fiscale et l'épargne des Français : les stratégies d'adaptation.

Les récentes annonces fiscales du gouvernement, incluant des mesures telles que les contributions exceptionnelles pour les plus fortunés et des réformes sur l’épargne et l’investissement immobilier, ont provoqué des interrogations chez de nombreux épargnants. Une étude réalisée par Iroko, en partenariat avec Kantar, met en lumière l’impact de ce contexte économique et fiscal instable sur les comportements financiers des Français. Voici les principaux enseignements de cette enquête.
 

L’adaptation face à l’incertitude : prudence et immobilisme
Près de 40 % des Français envisagent de modifier leur stratégie d’épargne, bien que 27 % restent indécis face à ce contexte économique flou. Cette prudence se traduit par une forte attraction pour des placements sécurisés et liquides : 54 % des sondés privilégient les produits bancaires réglementés (Livret A, LDD, PEL), tandis qu’un tiers pense souscrire à une assurance-vie ou un PER.
Cependant, 32 % des répondants ne prévoient aucun changement, illustrant un immobilisme dû à une incertitude persistante. Les jeunes (moins de 30 ans) et les hauts revenus (>75 000 €/an) sont plus enclins à revoir leur stratégie, souvent en cherchant des opportunités d’investissement plus dynamiques.
 

L’immobilier, valeur refuge indétrônable
Dans un contexte marqué par une aversion accrue au risque, l’immobilier reste le placement préféré des Français. Si l’on donnait 100 000 € à investir, 34 % des sondés choisiraient d’investir dans la pierre, en particulier les jeunes générations (45 % des moins de 30 ans). Ce choix reflète une volonté de sécuriser leur épargne tout en générant des rendements stables.
 

Par ailleurs, 36 % des Français estiment que l’immobilier est le placement le plus efficace pour se constituer une rente pour la retraite. Les fonds sécurisés en euros (22 %) et l’or (21 %) complètent le podium des produits privilégiés. Ces tendances confirment l’attrait de solutions tangibles ou sécurisées pour les épargnants soucieux de préserver leur capital.
 

Les SCPI, une option en devenir
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) suscitent également un intérêt croissant, bien que 10 % seulement des Français déclarent vouloir y investir dans les mois à venir. Ce chiffre monte à 22 % chez les moins de 30 ans et 16 % chez les hauts revenus. Parmi les raisons de cet engouement, les épargnants mentionnent les rendements solides (91 % de satisfaction) et l’absence de frais de souscription pour des solutions comme Iroko Zen ou Remake Live.
 

Cependant, un frein persiste : 33 % des sondés affirment méconnaître ces produits, soulignant l’importance d’une pédagogie accrue pour démocratiser cette option d’épargne.
 

Un désir de sécurité, malgré des performances décevantes
Les produits bancaires réglementés, bien qu’appréciés pour leur sécurité, sont aussi une source de frustration pour 34 % des Français, notamment en raison de leurs rendements limités malgré des hausses récentes des taux d’intérêt. À l’inverse, les SCPI (91 %) et les produits structurés (93 %) émergent comme des placements offrant une satisfaction élevée.
 

Malgré cette quête de performance, la prudence reste de mise : près de 49 % des sondés privilégient des produits sans risque, tandis que seuls 5 % osent investir dans des options à haut rendement. Ce comportement reflète une aversion globale au risque, renforcée par le climat économique et fiscal actuel.
 

Investir pour se constituer un patrimoine
La principale motivation des Français en matière d’investissement reste la création de patrimoine : 40 % des répondants mentionnent cet objectif comme prioritaire, devant la diversification des placements (27 %) et le financement de projets personnels (19 %). Les jeunes se montrent plus ambitieux, 38 % des moins de 30 ans citant l’investissement comme un moyen de concrétiser leurs projets futurs.
Toutefois, un épargnant sur dix envisage de tirer parti des avantages fiscaux disponibles, un chiffre qui grimpe à 32 % chez les revenus intermédiaires (75 000 à 89 000 €/an), révélant un potentiel inexploité pour des dispositifs encore méconnus.
 


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